11 septembre 1973 | Coup d’état de Pinochet et dernier discours de Salvador Allende ou début de la dictature au Chili.

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« 11 septembre 1973 : Dernier discours de Salvador Allende C’est une des dates les plus noires de l’histoire de la gauche au XXe siècle : il y a quarante trois ans, le 11 septembre 1973, le putsch de la junte présidée par le général Augusto Pinochet mettait un terme, dans un bain de sang, à trois années d’une expérience sans précédent.

 

Pour la bourgeoisie chilienne comme pour les dirigeants des Etats-Unis, il fallait briser le rêve de Salvador Allende et de l’Unité populaire – une transition pacifique vers un socialisme démocratique – avant qu’il ne soit trop tard. A tout prix… »

 


Pour aller plus loin :

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Le massacre de Charonne le 8 Février 1962 par Philippe Grumbach

Le 8 février 1962, 20 000 personnes participent à Paris à une manifestation contre les attentats de l’OAS et pour la paix en Algérie. A l’issue de ce défilé pacifique, les forces de l’ordre chargent les manifestants aux abords de la station de métro Charonne (11e). Un déchaînement de violences policières qui fera neuf morts et plus de 250 blessés.

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Témoignage datant de 1962 sur L’EXPRESS

Au lendemain de la tragique manifestation du jeudi 8 février, le syndicat des C.R.S a publié un communiqué dans lequel il déclare « ne pas être responsable de l’action d’éléments n’appartenant pas aux C.R.S. et ne constituant vraisemblablement qu’une minorité parmi les forces de maintien de l’ordre » et regrette qu’on ait pu « imputer aux C.R.S. de lourdes responsabilités qu’ils n’avaient absolument pas« .

Ce texte est clair: une fraction des forces du maintien de l’ordre a donc de lourdes responsabilités dans le drame du 8 février.

Trois conclusions Lundi, l’éditorialiste de France-Soir écrivait: « Les conditions dans lesquelles sont morts, jeudi, quatre hommes, trois femmes et un jeune homme sont loin d’être claires quoi que l’on dise d’un côté comme de l’autre… On n’a pas pu identifier encore… les membres du service d’ordre qui poursuivirent sauvagement les manifestants après la dislocation des cortèges. » 

 

Un fait, du moins, est clairement établi: sept des huit morts ont péri à l’intérieur ou aux abords de la bouche du métro Charonne. C’est à partir de ce fait que nous avons mené l’enquête et réussi à établir l’identité des responsables directs du massacre du métro Charonne.

Une information judiciaire est en cours, nous y joignons ce dossier qui établit:

Qu’une très petite minorité du service d’ordre (une trentaine d’hommes) s’est conduite avec une sauvagerie criminelle

Que ces hommes opéraient aux abords du métro Charonne, où se sont produits les plus graves et les premiers incidents de cette soirée, après la dislocation de la manifestation

Qu’il n’y a eu, du côté des manifestants, rien qui ressemble de près ou de loin à des commandos, communistes ou non communistes, mais seulement, 35 minutes après le massacre de Charonne et trois quarts d’heure après la fin de la manifestation, une réaction certes violente mais compréhensible des témoins de ce drame.

II s’est trouvé que cette réaction a visé non pas les responsables du massacre, qui avaient été repliés aussitôt après l’action, mais d’autres, parmi lesquels il y eut plusieurs blessés.

 

La dislocation

II était 19 h35 à 19 h30, comme convenu par les organisateurs, trois cortèges qui venaient de fusionner d’une part place Léon-Blum (ex-Voltaire), d’autre part au carrefour Voltaire-Charonne, avaient stoppé leur marche en direction de la Nation. Juchés sur des épaules, deux orateurs, les mains en porte-voix, lisaient une proclamation invitant la foule à se disperser. Pour écouter, les manifestants rassemblés autour d’eux tournaient le dos à la Nation.

Les deux responsables qui parlaient étaient Bouret, vice-président de l’Union des syndicats de la Région parisienne C.F.T.C., et Tollet, secrétaire de l’Union départementale C.G.T.

A une centaine de mètres de là, à la hauteur de la rue de Chanzy et du cinéma Savoie, luisaient les casques: deux barrages protégeaient l’accès de la place de la Nation, flanqués de cars Citroën T 45.

Alors que la foule commençait à se disloquer aux abords du carrefour Voltaire-Charonne, l’un des barrages s’anima et le détachement, armé de longs bâtons noirs connus sous le nom de « bidules« , se mit à progresser d’abord à pas lents.

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Trois responsables du service d’ordre de l’un des cortèges s’avancèrent à leur rencontre pour expliquer aux policiers que la manifestation était terminée. La formation policière n’était plus qu’à une trentaine de mètres quand, sans préavis, elle prit le pas de course, et se rua sur le rassemblement, assommant au passage les trois hommes.

Les manifestants des premiers rangs qui venaient d’écouter les deux orateurs n’avaient même pas eu le temps de se retourner: ils tombèrent, frappés à la nuque, à l’épaule et dans les reins. Il se produisit un recul qui se propagea comme une onde de choc dans le gros de la foule.

Des témoignages

« J’étais peut-être au cinquantième rang, raconte M. François Babinet, assistant à la Faculté de Droit, je n’ai subi que le reflux de la foule en direction de la place Léon-Blum et, tout à coup, j’ai senti la police dans mon dos. J’ai pu trouver refuge derrière une porte cochère, et là, j’ai entendu pendant une demi-heure des cris déchirants, des coups de sifflet, des chocs et des bruits divers. » 

« J’étais au deuxième rang, derrière Edouard Depreux, dit à son tour M. Pierre Marchi, militant C.F.T.C., et j’ai roulé deux fois à terre, ne comprenant rien à ce qui arrivait, piétiné et matraqué. Je me suis relevé devant le café Le Zanzi, qui fait le coin de la rue de Charonne et du boulevard Voltaire, et je me suis précipité à l’intérieur d’un immeuble. De la fenêtre d’un appartement où j’ai été accueilli j’ai vu les flics projeter des corps inertes et des objets divers dans l’escalier du métro, où s’agitait une masse grouillante de jambes et de bras. » 

Dans cette masse humaine, qui obstruait la bouche du métro, il y avait M. Bouret, le responsable C.F.T.C. Voici ce qu’il a vu:

« Les gens qui refluaient, voyant s’ouvrir devant eux la bouche du métro Charonne s’y étaient engouffrés avec une telle précipitation que les premiers trébuchèrent au bas des marches, écrasés aussitôt par ceux qui se pressaient derrière eux, si bien que tous tombèrent les uns sur les autres le long de l’escalier, comme un château de cartes. Les premiers se trouvaient enfouis sous quinze couches humaines. 

Le gros de la charge de police poursuivait son chemin dans le boulevard Voltaire, mais un groupe de forces de l’ordre, voyant le spectacle de la bouche de métro, entoura l’entrée et se mit alors à frapper les derniers manifestants qui, au sommet du tas, cherchaient encore à s’y infiltrer pour échapper aux coups. Les corps des gens assommés furent lancés par-dessus les rambardes, puis les agents jetèrent sur nous une table de café et trois sections de fonte arrachées aux grilles de protection des arbres. Je me trouvais coincé à mi-hauteur. A côté de moi, je vis deux femmes apparemment mortes. L’une d’elles avait la figure violette. Nous commencions à nous relever quand les policiers revinrent nous aveugler de grenades lacrymogènes. Il nous fallut refluer à l’intérieur de la bouche du métro avec les corps des blessés et des moribonds. » 

Par strangulation Le témoignage de M. André Acquier, secrétaire syndical C.F.T.C. des établissements Thomson, confirme l’impossibilité de secourir les malheureux, sous la pression maintenue au-dessus de la bouche, par le groupe de policiers:

« Matraqué à l’épaule gauche, j’avais pu atteindre, avant la chute de la foule dans l’escalier, la recette principale du métro – j’ai alors vu l’entrée obstruée par le tas humain: au niveau des dernières marches, il y avait 4 à 5 tas humains. Nous étions dix à tenter de dégager les portes, de l’intérieur de la station. Tout à coup, nous avons vu voler les morceaux de grilles d’arbres.

Les corps étaient atrocement emmêlés. Quand nous avons pu dégager le bas des marches, il y en avait cinq inertes – dont trois corps de femmes et un gars qui semblait mort. Les flics sont alors revenus nous balancer leurs grenades, et il a fallu descendre une vingtaine de corps sur le quai du métro. Cela avait duré un quart d’heure à vingt minutes. » 

Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, qu’à la Polyclinique des Bleuets, à Saint-Antoine, à l’Hôtel-Dieu, à Tenon et à Saint-Louis, où étaient encore hospitalisés, cinq jours après, 45 des 126 blessés ramassés, les médecins aient constaté des plaies crâniennes de 15 à 20 cm, des fractures de l’humérus et du fémur, des enfoncements orbitaires et thoraciques, et des décès par compression et strangulation.

Dix minutes atroces Coincé contre la grille latérale de l’entrée, M. Fernand Werthé, militant C.G.T. du bâtiment, a vu mourir une mère de trois enfants sur qui on tentait vainement de pratiquer la respiration artificielle à l’intérieur de la station où flottait du gaz lacrymogène.

« Sans pouvoir avancer ni reculer, raconte Mme Thérèse Douaire, qui se trouvait également prise au piège du métro, j’ai vu des policiers choisir des victimes en tournant autour des balustrades. J’ai même vu l’un d’entre eux casser sa longue matraque sur la tête d’une femme, puis enfoncer le bout taillé en biseau dans le crâne d’un homme et s’y attarder, le malheureux ne pouvant ni se déplacer, ni se protéger. 

Quatre fois, ils ont lancé en travers des morceaux de grille d’arbre, là où il y avait le plus de monde entassé. Je tenais dans ma main un visage méconnaissable de femme. Cela a duré dix minutes. Vingt minutes de plus, nous y passions tous. »

« Comme l’un des flics semblait taper assez mollement d’une seule main, un autre, qui portait des moustaches à la Brassens et un casque trop grand, est venu l’encourager en criant: « allez-y les gars, tapez du! « , précise M. Claude Lerouxel, ébéniste de 18 ans, hospitalisé à Saint-Antoine.

M. H. Martel a également vu des policiers s’acharner sur des gisants:

« J’avais l’impression d’être enfermé dans un charnier vivant. Des pieds, des mains vous poussaient, vous enfonçaient. Et toujours de plus en plus, le poids des corps s’accentuait. Il y en avait bien trois mètres de hauteur. Je croyais me retrouver dans ce wagon qui nous conduisait à Buchenwald. J’évitais de crier pour faire l’économie de mon souffle. Je pouvais voir de lourdes grilles apparaître sur la rambarde et basculer sur nous. Une pièce de fonte atterrit sur le visage de l’homme dont le corps couvrait le mien. Sa tête est retombée. J’ai entendu « han!  » et du sang coula sur moi. Un couple près de moi, les yeux révulsés, semblait anéanti. Au départ des policiers, j’ai pu me redresser. Un ami m’a entraîné dans un immeuble. Par la fenêtre, nous les avons vus revenir au métro, lancer des grenades lacrymogènes. Avec les policiers en tenue, des civils donnaient des ordres et des coups de sifflet. » 

Compagnies de district Voilà. Qui a donné ces ordres, quels étaient les exécutants? La formation qui, pendant 10 à 15 minutes, s’est livrée au massacre du métro Charonne comprenait une trentaine d’hommes. Le détachement policier engagé au carrefour Voltaire-Charonne n’appartenait ni aux C.R.S. – reconnaissables à leurs leggins et à leurs casques de tankistes, et dont deux compagnies sont restées, ce soir-là en réserve – ni aux pelotons de gendarmerie mobile, implantés ailleurs; mais aux compagnies de district, issues des compagnies d’intervention créées en 1953 par le préfet Baylot.

 

Ces compagnies assurent les services extérieurs et toutes les réserves, sans être affectées à un secteur déterminé, ce qui leur garantit une sorte d’anonymat. En période calme, elles peuvent être réinjectées comme force d’appoint pour la voie publique dans les arrondissements.

En cas de manifestations, elles interviennent en priorité en un point quelconque du district, et le « bidule » (manche de pioche de 1 m 20) est devenu, depuis M. Baylot, leur outil ordinaire de travail.

Le département de la Seine est divisé en six districts de police qui relèvent directement de l’autorité de six contrôleurs généraux. ll y a deux compagnies par district. Une compagnie représente l’effectif de quatre cars T 15 et de deux cars-radio. Elle comprend en principe quatre sections de 18 gardiens, 6 brigadiers et 1 officier de paix chacune, groupées deux par deux par demi-compagnie sous le commandement d’un officier de paix principal.

Elle est commandée par un commandant et mise à la disposition du commissaire de voie publique qui en demande l’intervention. La constitution des compagnies varie selon qu’elles sont en formation de marche, en formation statique, ou en formation de soutien, en fonction du caractère du service demandé.

Pour une manifestation comme celle du 8 février, elles opéraient en trois sections « triangulaires« .

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Le recrutement de ces formations spéciales fait qu’elles sont composées de 80 % de jeunes, dont la plupart ont maintenant fait leur service en Algérie. A l’issue d’un stage de 5 à 6 mois à l’Ecole de Police de Beaujon, les recrues de la Préfecture trouvent toujours des services vacants dans les districts que les gardiens qui ont 8 à 10 ans d’administration désertent volontiers pour être affectés dans les services d’arrondissement.

Le comportement des compagnies de district dépend du climat psychologique et politique créé par l’encadrement, soit en permanence à l’état latent, soit à l’occasion d’une action dans laquelle elles sont engagées.

Le quartier Charonne relevant du 3° district (qui couvre les 11°, 19° et 20° arrondissements, ainsi que les communes de Pantin, Noisy-le-Sec et Les Lilas), ce sont les deux compagnies cantonnées au poste de police de la Porte de la Villette qui ont dû être engagées dans ce secteur. Le secteur opérationnel Nation-Léon-Blum se trouvait placé sous les ordres du contrôleur général M. Gaveau, et le service d’ordre, commandé par le commandant Defrance, sous ceux du commissaire principal Dauvergne.

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La formation qui a pris part au massacre du métro Charonne correspondait à l’effectif d’une demi-compagnie ou d’une section en formation de marche. Le magistrat instructeur n’aura aucune difficulté à identifier celui ou ceux des 6 officiers de paix et des deux officiers de paix principaux de la compagnie engagée, qui ont interprété – comme un appel au meurtre – la consigne transmise par le « patron« :

« Maintenant vous pouvez y aller, il ne reste plus que les cocos et le P.S.U. » 

Nous connaissons le nom d’un des principaux exécutants du massacre. C’est le même qui, le 17 octobre 1961, a tué de ses mains un Algérien dans un commissariat de Paris. Il milite au sein de l’ancien syndicat du commissaire Dides. Puisqu’une enquête est ouverte, nous en attendons les résultats avec confiance. Le nom que les enquêteurs de L’Express ont réussi à apprendre en moins d’une semaine, nul doute que les enquêteurs officiels le sachent déjà – sinon nous le tenons à leur disposition.

La parole est maintenant à la justice. Frapper impitoyablement les assassins du métro Charonne est le seul moyen d’assainir le corps des policiers qui est républicain dans son immense majorité, le seul moyen aussi d’éviter le retour de semblables horreurs.

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Les victimes des violences policières du 8 février 1962 au métro Charonne :
Jean-Pierre BERNARD, 30 ans, dessinateur aux PTT;
Fanny DEWERPE, 30 ANS, sténodactylographe;
Daniel FERY, 15 ans, employé de presse;
Anne GODEAU, 24 ans, agent d’exploitation aux PTT;
Edouard LEMARCHAND, 40 ans, employé de presse;
Suzanne MARTORELL, 40 ans, employé de presse;
Hippolyte PINA, 58 ans, militant du PCF et de l’Union Syndicale du Bâtiment de Seine et Oise CGT;
Maurice POCHARD;
Raymond WINTENGS, 44 ans, imprimeur typographe.

 

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 http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/08/commemoration-a-paris-du-massacre-d-etat-du-8-fevrier-1962_1640273_3224.html

 

Massacres du 17 Octobre 1961, un crime d’Etat en France | LCLFN

Le 17 Octobre 1961, alors que la Guerre d’Algérie touche à sa fin, la police française a réprimé dans le sang une manifestation d’Algériens à Paris répondant à l’appel du Front de Libération National (FLN).

Ils manifestent pacifiquement en banlieue et dans la capitale pour protester contre le couvre-feu raciste imposé par Maurice Papon.

Certains furent jetés dans la Seine, d’autres arrêtés et torturés, menant à un bilan (non officiel) de plusieurs centaines de morts.

Un massacre organisé en pleine rue de la capitale a été perpétré, piloté par le ministre de l’Intérieur Roger Frey, le Préfet de police, Maurice Papon, et couvert par Michel Debré, Premier ministre, et le président de la République, Charles de Gaulle.

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Ce massacre sera occulté très longtemps.

Un couvre-feu imposé en France exclusivement aux Français musulmans a été décrété le 5 octobre. Il l’a été au moment même où les négociations entre la France et le GPRA – le gouvernement provisoire algérien – reprenaient après avoir été interrompues suite à la demande de la France, refusée par le FLN, d’amputer l’Algérie indépendante du Sahara et de ses richesses pétrolières.

Par conséquent, Le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris.

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Pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins (obligation d’être sans cesse isolé, et interdiction aux travailleurs algériens de sortir de 20h30 à 5h30, les cafés tenus par des musulmans doivent fermer à 19h…). Cette manifestation rassemble environ 30.000 personnes.

La manifestation contre le couvre-feu compte environ 30 000 personnes

Le préfet de police de Paris, Maurice Papon, qui a reçu carte blanche des plus hautes autorités, dont de Gaulle, lance, avec 7.000 policiers, une répression sanglante.

Il y aura 11.730 arrestations, et peut-être beaucoup plus de 200 morts, noyés ou exécutés, parmi les Algériens

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La lumière sur l’ampleur du massacre s’est finalement faite à travers des publications, notamment. Le roman policier de Didier Daeninckx [Meurtres pour mémoire, Gallimard, 1984], qui associe la recherche sur le passé de Maurice Papon sous l’Occupation à son rôle en 1961, ou des travaux d’historiens comme La Bataille de Paris, de Jean-luc Einaudi [1990, Seuil], ont joué un rôle.

http://archives.mrap.fr/images/6/6b/TC_oct94.pdf

Et puis avec la constitution d’une association, Au nom de la mémoire, par des enfants issus de l’immigration algérienne, la mémoire a commencé à émerger.

Cliquez sur la galerie :

Le procès de Maurice Papon pour complicité de crimes contre l’humanité en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde pendant l’Occupation a certainement contribué à ouvrir le dossier du 17 octobre 1961 et à le faire surgir dans l’espace médiatique.

Lors du procès Papon en 1997-1998, des témoins ont parlé de sa personnalité, de son rôle en Algérie et à la préfecture de police de Paris. Parmi eux, Jean-Luc Einaudi, qui a publié une tribune dans Le Monde du 20 mai 1998, où il employait le terme de « massacre » à propos du 17 octobre.

Papon a trouvé bon de poursuivre Einaudi pour diffamation. Il a été débouté de sa plainte. Le terme de « massacre » a été considéré comme légitime par le tribunal.

C’est un véritable tournant.

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54 ans après la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la Guerre d’Algérie – ni dans les drames et les horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961.

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SOURCE :

http://rebellyon.info/Le-massacre-du-17-octobre-1961-a-Paris

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/17-octobre-1961-ce-massacre-a-ete-occulte-de-la-memoire-collective_1586418_3224.html

http://www.humanite.fr/commemoration-des-massacres-du-17-octobre-1961-samedi-17-octobre-lyon-587087

http://www.lepoint.fr/societe/17-octobre-1961-francais-vous-souvenez-vous-19-10-2014-1873810_23.php

Il y a 49 ans était fondé le parti des Black Panthers aux États-Unis | LCLFN

Le Black Panther Party est une organisation révolutionnaire afro-américaine fondée à Oakland (Californie) le 16 Octobre 1966 par Huey Newton et Bobby Seale.

Le Black Panther Party lutta contre les violences policières en organisant des patrouilles armées (tout en restant dans le cadre de la légalité) pour surveiller la police et mena des campagnes de solidarité au sein de la communauté afro-américaine (distribution de vêtements, lutte contre la toxicomanie, dépistage de la drépanocytose).

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DEVOIR DE MÉMOIRE | 80 ans des lois de Nuremberg 15 sept 1935, pureté du sang et délire persécuteur.

Le 30 juillet 1933, le président Hindenburg a nommé Hitler comme chancelier d’Allemagne.

Le 15 septembre 1935, deux ans après sa prise de pouvoir, Hitler entame la mise en oeuvre des chapitres antisémites de son programme politique.

Les lois de Nuremberg se composent de trois textes :

  • la loi sur le drapeau du Reich,
  • la loi sur la citoyenneté du Reich
  • la loi sur la protection du sang allemand et de l’honneur allemand.

Devant les militants du parti nazi, réunis en congrès à Nuremberg, Hitler annonce la promulgation de lois qui visent à séparer les citoyens juifs des autres Allemands.

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  1. Des lois d’exclusion

Quand Hitler prend le pouvoir, peu de gens prêtent attention à ses foucades antisémites et même l’on peut dire que certains juifs allemands ne voient pas d’un mauvais oeil l’arrivée d’un homme à poigne à la tête de l’État.

Tout change à Nuremberg. Par une première loi, le Führer prive les Juifs de la citoyenneté allemande « Paragraphe aryen » . Il faut être de sang allemand et servir le Reich et le peuple allemand. « Loi pour la restauration du fonctionnariat »

Par une deuxième loi « sur la sauvegarde du sang et de l’honneur allemand« , il leur interdit d’épouser ou de fréquenter des « Aryens« , c’est-à-dire des citoyens allemands réputés de race pure.

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Les mariages mixtes antérieurs sont dissous et réputés nuls. Il leur est également interdit de s’afficher avec le drapeau du Reich. Il défend également aux juifs d’employer des Allemandes de moins de 45 ans.

Loi « pour la protection du sang et de l’honneur allemands« . Certain que la pureté du sang allemand est la condition nécessaire pour assurer la vie du peuple allemand et animé par la volonté inflexible d’assurer l’avenir de la nation allemande, le Reichstag a décidé unanimement la loi promulguée ici :

1. Les mariages entre Juifs et citoyens allemands ou de sang voisin sont interdits. Les mariages consentis malgré cette interdiction n ‘ont pas de valeur, même s’ils ont été conclus à l’étranger pour ne pas tomber sous le coup de la présente loi.

2. Les relations extra-conjugales entre Juifs et citoyens allemands ou de sang voisin sont interdites. (…)

Dans un discours qui fait suite à la promulgation de ces lois, Hitler les justifie en assurant qu’elles devraient stabiliser les relations entre «Juifs» et «Aryens»…

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Dans les faits, la mise à l’écart des Juifs est un préalable à leur exclusion du pays, Hitler et ses fidèles ayant à ce moment-là l’objectif de contraindre tous les Juifs à quitter le Reich.

 D’autres lois antisémites en Allemagne:

Le 28 décembre 1938, Göring abroge la législation sur la protection des locataires en ce qui concerne les juifs.

La loi du 30 avril 1939 sur les « conditions de locations aux Juifs » a comme effet d’obliger la plupart des Juifs à déménager. Des « maisons de Juifs » sont érigées et des « quartiers juifs » créés dans les grandes villes.

  • Limitation du droit de voyager.
  • Retrait du permis de conduire aux Juifs.
  • Interdiction d’emprunter les transports urbains, les bus.
  • Interdiction d’utiliser de cabines téléphoniques.
  • Interdiction de fréquenter les bibliothèques municipales.
  • Interdiction de traverser les parcs publics et même d’être sur le trottoir le long d’un parc public.

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En janvier 1939, les hommes et les femmes juifs portant un prénom d’origine « non-juive » se virent imposer d’ajouter « Israël » et « Sara ».

Tous les Juifs furent obligés de porter une carte d’identité indiquant leur origine juive et, à partir d’octobre 1939, la lettre « J » fut apposée sur leurs passeports.

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SOURCE :

http://www.herodote.net/15_septembre_1935-evenement-19350915.php

http://www.futura-sciences.com/magazines/sciences/infos/qr/d/epoque-contemporaine-disaient-lois-nuremberg-5510/

http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=285

http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/lois_de_nuremberg.htm

1er mai 1995 – 1er mai 2015 : Brahim Bouarram assassiné.

Il y a 20 ans Brahim Bouarram

Le 1er mai 1995 en pleine campagne présidentielle, un jeune marocain de 29 ans, Brahim Bouarram était jeté à la Seine à proximité du pont du Carrousel à Paris, par des militants du Front National ( quatre skinheads venus de Reims ) lors du défilé annuel en l’honneur de Jeanne d’Arc. Ce crime s’inscrivait dans le climat des campagnes de haine raciste menées par ce parti politique.

Brahim Bouarram était père de deux enfants ne sachant pas nager se noya.

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29 Avril 1945 | Libération du camp de concentration de Dachau | LCLFN

ARCHIVES | Le 29 avril 1945 Le camp de concentration de Dachau est libéré par l’armée américaine. On découvre avec effroi les conditions de détention des prisonniers. Le Figaro publie le témoignage de l’un d’entre eux.

« Dachau est le plus grand cimetière de prêtres du monde et tout le monde l’ignore »

Le camp est situé dans le sud de l’Allemagne.

Dachau fut l’un des premiers camps de concentration du IIIe Reich. Créé en 1933 pour recevoir les Allemands hostiles au régime nazi, il est transformé en 1939 en camp de déportationJusqu’en 1945, il recevra jusqu’à 250 000 détenus. Sur ce total, 70 000 périrent et seuls 33 000 prisonniers furent libérés. Parmi les quelques 32 000 détenus qui s’y trouvaient alors, figuraient de nombreux prêtres venus de toute l’Europe.

Service religieux dans la chapelle de Dachau peu après la libération du camp.

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Ces Musulmans qui ont sauvé des Juifs | LCLFN

A l’heure où des distensions chaque jour plus grandissantes se créent entre juifs et musulmans, beaucoup essaient trop souvent de réécrire l’histoire, attribuant aux uns le rôle proche de l’ennemi nazi ou atténuant aux autres leur souffrance dans ce second conflit mondial, il est bon de revenir sur ce versant méconnu des liens qui unissent « les Musulmans et les Juifs ». Lire la suite

« La mort miséricordieuse » ou le sort des handicapés sous Hitler |LCLFN

Si l’Allemagne devait avoir un million d’enfants par an et se défaire des sept cent ou huit cent mille les plus faibles d’entre eux, il en résulterait peut-être au final un accroissement général de notre force. Adolph Hitler (1929)

Quelques mois après sa prise de pouvoir, Hitler instaure une politique de stérilisation  systématique des personnes ayant un handicap congénital (surdité, cécité, épilepsie, maladies mentales, malformations physiques). Considérées comme inutiles et improductives, elles constituaient une charge pour l’Allemagne conquérante.

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La répression et la persécution des Francs-Maçons sous le Régime de Vichy

L’anti-maçonnisme a été un phénomène très virulent entre 1900 et 1945ligue française

Il a atteint son apogée sous le Régime de Vichy et avec le Maréchal Pétain.
C’est en juin 1940 que le Gouvernement de Vichy sera installé.

Il ne faudra pas attendre très longtemps pour que la répression, la chasse aux francs-maçons commencent de façon immodérée.

La Franc-Maçonnerie n’a jamais été une société secrète, mais discrète, étant donné qu’elle est une association régie par la Loi 1901. Lire la suite