Lettre de prison d’Asli Erdogan : « Je suis convaincue que le régime totalitaire en Turquie, s’étendra inévitablement, également sur toute l’Europe. »

Vu sur Nuit Et Jour 

 

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Chères amies, collègues, journalistes, et membres de la presse,

Je vous écris cette lettre depuis la prison de Bakırköy, au lendemain de l’opération policière à l’encontre du journal Cumhuriyet, un des journaux les plus anciens et voix des sociaux démocrates. Actuellement plus de 10 auteurs de ce journal sont en garde-à-vue. Quatre personnes dont Can Dündar (ex) rédacteur en chef, sont recherchées par la police. Même moi, je suis sous le choc.

Ceci démontre clairement que la Turquie a décidé de ne respecter aucune de ses  lois, ni le droit. En ce moment, plus de 130 journalistes sont en prison. C’est un record mondial. En deux mois, 170 journaux, magazines, radios et télés ont été fermés. Notre gouvernement actuel veut monopoliser la “vérité” et la “réalité”, et toute opinion un tant soit peu différente de celle du pouvoir est réprimée avec violence : la violence policière, des jours et des nuits de garde-à-vue (jusqu’à 30 jours)…

Moi, j’ai été arrêtée seulement parce que j’étais une des conseillères d’Özgür Gündem, “journal kurde”. Malgré le fait que les conseillères n’ont aucune responsabilité sur le journal, selon l’article n°11 de la Loi de la presse qui le notifie clairement, je n’ai pas été emmenée encore devant un tribunal qui écoutera mon histoire.

Dans ce procès kafkaïen, Necmiye Alpay, scientifique linguiste de 70 ans, est également arrêtée avec moi, et jugée pour terrorisme.

Cette lettre est un appel d’urgence !

La situation est très grave, terrifiante et extrêmement inquiétante. Je suis convaincue que le régime totalitaire en Turquie, s’étendra inévitablement, également sur toute l’Europe. L’Europe est actuellement focalisée sur la “crise de réfugiés” et semble ne pas se rendre compte des dangers de la disparition de la démocratie en Turquie. Actuellement, nous, -auteurEs, journalistes, Kurdes, AléviEs, et bien sûr les femmes – payons le prix lourd de la “crise de démocratie”. L’Europe doit prendre ses responsabilités, en revenant vers les valeurs qu’elle avait définies, après des siècles de sang versé, et qui font que “l’Europe est l’Europe” : La démocratie, les droits humains, la liberté d’opinion et d’expression…

Nous avons besoin de votre soutien et de solidarité. Nous vous remercions pour tout ce que vous avez fait pour nous, jusqu’à maintenant.

Cordialement.

Aslı Erdoğan
1.11.2016, Bakırköy Cezaevi, C-9

Traduit du turc par Kedistan

 

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Pour aller plus loin :

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/reclusion-a-perpetuite-demandee-contre-asli-erdogan-et-necmiye-alpay/67992

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20161104.OBS0725/en-prison-a-istanbul-la-romanciere-asli-erdogan-lance-un-appel-d-urgence.html

http://www.livreshebdo.fr/article/lecrivaine-asli-erdogan-menacee-de-prison-vie

 

Il y a 27 ans mourait la Pasionaria.

 

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« Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux », « no pasaran » et bien d’autres, autant de phrases symboles d’une République qui souffre, d’une République opprimée, censurée.

Ces phrases, ce combat contre le fascisme, nous les devons à une femme qui a combattu le franquisme aux côtés des Républicains durant la Guerre Civile d’Espagne (36-39). Quand la démocratie est en danger, il faut des leaders.

Elle fut de ceux-là. La Pasionaria est devenue l’emblème de l’action anti-fasciste à travers le monde.

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de sa mort, cela fait 27 ans et son combat est plus que jamais d’actualité.

Jusqu’à sa mort, Dolores Ibarruri est restée fidèle au combat révolutionnaire, à l’idéal communiste.

La vieille « Dame en noir », pour toujours, demeurera Pasionaria.

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Lettre ouverte aux “Antifas”

Quand les Antifas deviennent des Bourreaux…

Je garderai avec vous la distance que vous avez mise il y a plusieurs mois quand vous avez décidé qu’il y avait des échelles aux harcélements en fonction de qui les subissait.

Je ne vous appellerai pas « camarade », notre lutte a pris des chemins différents et surtout, je ne souhaite pas vous trouver sur le mien, plus jamais. Vous avez décidé de vous offusquer des appels au viol, mais pas de tous.

Des divulgations d’identité, d’adresse, de photos sur des pages publiques, mais pas de toutes. Vous avez décidé de jouer aux hommes mais pas tout le temps, d’être courageux quand ça ne vous contraint pas, de porter vos couilles quand la situation est facile et sans risque. Je suis une femme. Je suis antifasciste. Je suis administratrice d’une page que vous suivez pour la plupart. Je suis une femme qui a subi un harcèlement répété pendant près de deux ans.

Ce harcèlement, vous en avez pris connaissance et vous avez décidé qu’il ne vous concernait pas. Vous avez décidé que les appels au viol, au lynchage sur une page publique ça ne vous concernait pas. Pire, vous avez pour la plupart trouvé que j’avais dû faire quelque chose de mal pour mériter ça. Pour mériter quoi au juste? Un appel au viol? Je ne vous appellerai pas « camarade », vous comprendrez j’espère qu’entre vous et moi, ça ne sera plus jamais comme avant. J’avais du respect pour vous et pour certains un peu d’admiration, je l’avoue et de la fierté aussi: dans mon camp, on défend tous les opprimés, on se bat contre le sexisme, contre le racisme, contre les discriminations, contre les injustices, toutes les injustices.

Je suis une femme, avec un prénom arabe, d’origine juive-polonaise et handicapée.

En vrai, nous sommes deux. Mais nous ne formons qu’une depuis deux ans. Nous avons été attaquées parce que: femmes, au prénom arabe, d’origine juive-polonaise et handicapée. Et vous n’avez pas bougé. Pas une fois. Notre page, une des plus grosses pages antifascistes restera immaculée de toute cette bouse. Jamais, malgré les attaques nous n’avons fait de communiqué ouvert sur notre page publique. On aurait pu, on ne l’a jamais fait.

Ce n’est pas de la haine que nous avons contre vous, c’est de la colère. Vous ne faites pas partie de ceux sur qui on peut compter. Vous n’êtes pas courageux, vous n’êtes rien finalement. Vous êtes à dominante des hommes et en tant que tels vous restez à dominante sexistes et couards. Quand on a cherché à vous provoquer un peu pour avoir une réaction de votre part sur ce qui s ‘est passé, la fuite a été votre seule réponse, la fuite et l’indifférence.

La honte aussi peut-être un peu? Aujourd’hui de l’eau a coulé, plus grand chose ne nous atteint, même si les harceleurs piquent encore de temps en temps – une des dernières fois il y a encore quelques jours – , ils ne nous touchent plus. Et surtout on a gagné la force que vous n’aurez jamais. Celle qui nous rend invincibles, seules contre vous tous. Vous n’êtes même pas de leur côté, vous avez décidé de rester « neutres ». Neutres en situation d’injustice, vous avez donc choisi le camp de l’oppresseur comme dit Desmond Tutu que vous aimez tant citer…

Mais nous vous laissons, vous avez mieux à faire, comme par exemple pointer du doigt des pseudo-antifascistes qui fricottent avec des conspis… mais peut-être que là aussi vous choisirez de ne pas intervenir, pas cette fois en tout cas, pas quand ça les concerne « eux »?

Vous n’êtes rien.

Hautes-Alpes : « appels au meurtre et au viol, insultes racistes, voilà la France du Front National »

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POLITIQUE / Dans un billet publié ce week-end, le co-porte parole d’EELV, Thierry Baud, dénonce « un florilège de commentaires » recueillis sur le compte Facebook du secrétaire départemental FN des Hautes-Alpes, Amaury Navarranne.

 

– Hautes-Alpes –

« La France apaisée », tel est l’un des intitulés des affiches de campagne de Marine Le Pen pour l’élection présidentielle de 2017. Mais lorsque le co-porte parole d’EELV dans les Hautes-Alpes, Thierry Baud, entame une plongée sous marine sur le compte Facebook du secrétaire départemental du FN dans les Hautes-Alpes et conseiller régional, Amaury Navarranne, il boit la tasse.

 

« Voici, sans fard, la réalité du FN aujourd’hui. »

Face aux commentaires d’internautes, suite à une publication du secrétaire départemental FN, également élu à la ville de Toulon, sur son compte Facebook, visant l’une des co-fondatrices du mouvement Debout la Gauche du Var, Cécile Muschotti, Thierry Baud récolte une anthologie d’insultes et de promesses en tous genres envers la militante PS.

« Appels au meurtre et au viol, insultes, propos sexistes, machistes, racistes (…) voilà la manière de concevoir la politique et la société des militants et sympathisants du Front National », dénonce le représentant écologiste des Hautes-Alpes.

 

Des commentaires sans filtre et sans ambiguïté.

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Captures d’écran réalisés par Alpes du SUD

 

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Captures d’écran réalisés par Alpes du SUD

 

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Captures d’écran réalisés par Alpes du SUD 

Des commentaires qui font dire à Thierry Baud, que « ce lynchage verbal des amis de monsieur Navarranne montre bien qu’ils n’ont pas changé (…) Loin des beaux plans com’ bien léchés, loin des discours qui se voudraient apaisés de Marine Le Pen, voici les fascistes qui se lâchent, à visage découvert et en public. »

Alerté, Amaurry Navarranne annonce que « tout commentaire injurieux sera retiré », tout en comprenant  «  l’exaspération de beaucoup ». Alors, l’élu FN victime de l’ultra-liberté des commentaires qu’offrent les réseaux sociaux, ou véritable phénomène propre à certains partis politiques ? À chacun de juger, au jour le jour, avec modération.

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Pour aller plus loin :

http://alpesdusud.alpes1.com/news/hautes-alpes/53286/hautes-alpes-appels-au-meurtre-et-au-viol-insultes-racistes-voila-la-france-du-front-national

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2010/11/24/fn-un-proche-de-gollnisch-evince-des-cantonales/

11 septembre 1973 | Coup d’état de Pinochet et dernier discours de Salvador Allende ou début de la dictature au Chili.

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« 11 septembre 1973 : Dernier discours de Salvador Allende C’est une des dates les plus noires de l’histoire de la gauche au XXe siècle : il y a quarante trois ans, le 11 septembre 1973, le putsch de la junte présidée par le général Augusto Pinochet mettait un terme, dans un bain de sang, à trois années d’une expérience sans précédent.

 

Pour la bourgeoisie chilienne comme pour les dirigeants des Etats-Unis, il fallait briser le rêve de Salvador Allende et de l’Unité populaire – une transition pacifique vers un socialisme démocratique – avant qu’il ne soit trop tard. A tout prix… »

 


Pour aller plus loin :

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Faits Divers |Les théories du complot mènent à la folie meutrière.

Tuerie de Neuville-aux-Bois, Lundi 15 Février 2016 Rémy Taudin, 26 ans, a vraisemblablement égorgé sa femme et ses deux enfants de 10 mois et 6 ans.

Avant de se suicider.

Rémy Taudin avait une obsession pour l’islam et était assidu de la page facebook Patriotes de France. Théorie de complot, grand remplacement, haine et appel au meurtre sont le quotidien sur cette page.

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Page facebook des Patriotes de France

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  • Rappel des faits :

Vu sur larep.fr

Dans la nuit de lundi à mardi, à 00h30, les gendarmes ont été contactés par un habitant de Neuville-aux-Bois. Celui-ci les a appelés pour prévenir qu’il avait « poignardé sa femme« .

Sur place, dans un immeuble de la rue Louis-Gurlie, les gendarmes de Neuville-aux-Bois découvrent, sur le canapé du salon, le corps sans vie des deux enfants allongés de part et d’autre de celui de leur mère, recouverts par des couvertures.

Les deux enfants, une petite fille de 10 mois et un garçon de six ans, ont été égorgés. La mère, 27 ans, présente aussi des coups de couteau sur le reste du corps.

« Ces coups laissent supposer qu’il y a pu y avoir lutte« , note Alain Leroux, procureur de la République adjoint d’Orléans. « On ne sait pas dans quel ordre les victimes ont été tuées. »

  • Une scie circulaire retrouvée à côté de lui

L’auteur présumé, le mari, est découvert sans vie dans la cave située juste en dessous de l’appartement, au rez de chaussée. Il s’est vraisemblablement tranché la gorge avec une scie circulaire retrouvée à côté de lui.

L’homme âgé de 26 ans a laissé deux écrits pour expliquer son geste, un dans l’appartement, l’autre dans la cave.

« Il a laissé deux écrits disant qu’il ne pouvait pas se retenir, qu’il les aime et qu’il leur demande pardon », affirme le procureur.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme avait des problèmes psychiques paranoïaques et des lectures très extrêmes.

En effet, sur sa page Facebook on retrouve des liens vers Patriotes de France, une peur du « grand remplacement » et une haine des Musulmans.

Théorie du complot, mésestime de soi, regrets… La veille et le jour du drame familial qui s’est déroulé à Neuville-aux-Bois, le père de famille – meurtrier présumé – a publié plusieurs posts traduisant une certaine noirceur.

Dès 8 heures, hier matin (lundi matin), le père de famille neuvillois commence sa journée par une première publication sur Facebook pour le moins étrange sur une page d’un groupe identitaire :

« J ‘ai compris le complot qui se passe, ils nous tueront tous aujourd’hui, ça fait des siècles que nous sommes sur leur terre promise à la secte qui est l’islam (sic). « 

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Le soir, la théorie du complot laisse place aux regrets, au désespoir. Dès 23h15, il assène trois mots sur Facebook :

« Je suis pitoyable ».

Aux alentours de minuit, sur le même réseau social, il signale voir « tout en noir, je me déteste, je pensais pas » et de revenir sur « leur truc jihadiste de m****« . Un message qu’il conclura par :

« Je vous aime ».

C’est également aux alentours de minuit que les gendarmes ont été alertés. Le père de famille venait de les informer qu’il avait poignardé sa femme.

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Rémy Taudin, 26 ans aurait égorgé sa femme et ses deux enfants avant de se suicider

 

Dans une interview à un quotidien la soeur de Rémy Taudin explique :

« J’ai discuté avec ses amis et j’ai compris que depuis quelque temps, il était tombé dans un cercle vicieux, un délire anti-islam, raconte Sophie. Il en est devenu paranoïaque. Lundi, il m’a envoyé un message : il y avait un petit mot perso et puis il me disait que c’était la guerre en France. Que le gouvernement avait vendu la France à l’Islam. Il me disait : “On est en guerre, il faut s’armer”. » Un message qui ressemble à celui qu’il a posté sur Internet le même jour.

Cette obsession lui aurait d’ailleurs fait perdre totalement le sommeil. « Apparemment, il était resté sans dormir ces trois derniers jours. Il restait à sa fenêtre la nuit, il pensait qu’il allait y avoir une attaque contre les blancs. La veille (ndlr : dimanche), il a dit à des amis : “Si c’est la guerre, j’emmène ma famille avec les anges”. »

Lire l’interview ici

Aux yeux des proches, l’hypothèse d’un crime passionnel ou motivé par la précarité dans laquelle vivait la famille ne tient pas. C’est plutôt dans la confusion mentale dans laquelle baignait son frère depuis les attentats qu’il faut chercher une explication à ce dramatique coup de folie.

Un processus de radicalisation proche de celui des djihadistes avec comme issue une dérive meurtrière.

Tous ces messages de haine et ces idées mortifères peuvent mener à l’irréparable. La peur et la haine tuent aussi en France.

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Pour aller plus loin :

http://www.leparisien.fr/faits-divers/drame-familial-dans-le-loiret-un-couple-et-ses-2-enfants-retrouves-morts-16-02-2016-5550665.php

http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/pithiverais-beauce/2016/02/18/drame-familial-a-neuville-aux-bois-il-etait-tombe-dans-un-delire-anti-islam_11788219.html

http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/pithiverais-beauce/2016/02/16/drame-familial-dans-le-loiret-les-sombres-publications-du-pere-de-famille-sur-facebook_11785982.html

http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/loiret/drame-familial-un-couple-et-leurs-deux-enfants-retrouves-morts-neuville-aux-bois-929811.html

Le massacre de Charonne le 8 Février 1962 par Philippe Grumbach

Le 8 février 1962, 20 000 personnes participent à Paris à une manifestation contre les attentats de l’OAS et pour la paix en Algérie. A l’issue de ce défilé pacifique, les forces de l’ordre chargent les manifestants aux abords de la station de métro Charonne (11e). Un déchaînement de violences policières qui fera neuf morts et plus de 250 blessés.

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Témoignage datant de 1962 sur L’EXPRESS

Au lendemain de la tragique manifestation du jeudi 8 février, le syndicat des C.R.S a publié un communiqué dans lequel il déclare « ne pas être responsable de l’action d’éléments n’appartenant pas aux C.R.S. et ne constituant vraisemblablement qu’une minorité parmi les forces de maintien de l’ordre » et regrette qu’on ait pu « imputer aux C.R.S. de lourdes responsabilités qu’ils n’avaient absolument pas« .

Ce texte est clair: une fraction des forces du maintien de l’ordre a donc de lourdes responsabilités dans le drame du 8 février.

Trois conclusions Lundi, l’éditorialiste de France-Soir écrivait: « Les conditions dans lesquelles sont morts, jeudi, quatre hommes, trois femmes et un jeune homme sont loin d’être claires quoi que l’on dise d’un côté comme de l’autre… On n’a pas pu identifier encore… les membres du service d’ordre qui poursuivirent sauvagement les manifestants après la dislocation des cortèges. » 

 

Un fait, du moins, est clairement établi: sept des huit morts ont péri à l’intérieur ou aux abords de la bouche du métro Charonne. C’est à partir de ce fait que nous avons mené l’enquête et réussi à établir l’identité des responsables directs du massacre du métro Charonne.

Une information judiciaire est en cours, nous y joignons ce dossier qui établit:

Qu’une très petite minorité du service d’ordre (une trentaine d’hommes) s’est conduite avec une sauvagerie criminelle

Que ces hommes opéraient aux abords du métro Charonne, où se sont produits les plus graves et les premiers incidents de cette soirée, après la dislocation de la manifestation

Qu’il n’y a eu, du côté des manifestants, rien qui ressemble de près ou de loin à des commandos, communistes ou non communistes, mais seulement, 35 minutes après le massacre de Charonne et trois quarts d’heure après la fin de la manifestation, une réaction certes violente mais compréhensible des témoins de ce drame.

II s’est trouvé que cette réaction a visé non pas les responsables du massacre, qui avaient été repliés aussitôt après l’action, mais d’autres, parmi lesquels il y eut plusieurs blessés.

 

La dislocation

II était 19 h35 à 19 h30, comme convenu par les organisateurs, trois cortèges qui venaient de fusionner d’une part place Léon-Blum (ex-Voltaire), d’autre part au carrefour Voltaire-Charonne, avaient stoppé leur marche en direction de la Nation. Juchés sur des épaules, deux orateurs, les mains en porte-voix, lisaient une proclamation invitant la foule à se disperser. Pour écouter, les manifestants rassemblés autour d’eux tournaient le dos à la Nation.

Les deux responsables qui parlaient étaient Bouret, vice-président de l’Union des syndicats de la Région parisienne C.F.T.C., et Tollet, secrétaire de l’Union départementale C.G.T.

A une centaine de mètres de là, à la hauteur de la rue de Chanzy et du cinéma Savoie, luisaient les casques: deux barrages protégeaient l’accès de la place de la Nation, flanqués de cars Citroën T 45.

Alors que la foule commençait à se disloquer aux abords du carrefour Voltaire-Charonne, l’un des barrages s’anima et le détachement, armé de longs bâtons noirs connus sous le nom de « bidules« , se mit à progresser d’abord à pas lents.

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Trois responsables du service d’ordre de l’un des cortèges s’avancèrent à leur rencontre pour expliquer aux policiers que la manifestation était terminée. La formation policière n’était plus qu’à une trentaine de mètres quand, sans préavis, elle prit le pas de course, et se rua sur le rassemblement, assommant au passage les trois hommes.

Les manifestants des premiers rangs qui venaient d’écouter les deux orateurs n’avaient même pas eu le temps de se retourner: ils tombèrent, frappés à la nuque, à l’épaule et dans les reins. Il se produisit un recul qui se propagea comme une onde de choc dans le gros de la foule.

Des témoignages

« J’étais peut-être au cinquantième rang, raconte M. François Babinet, assistant à la Faculté de Droit, je n’ai subi que le reflux de la foule en direction de la place Léon-Blum et, tout à coup, j’ai senti la police dans mon dos. J’ai pu trouver refuge derrière une porte cochère, et là, j’ai entendu pendant une demi-heure des cris déchirants, des coups de sifflet, des chocs et des bruits divers. » 

« J’étais au deuxième rang, derrière Edouard Depreux, dit à son tour M. Pierre Marchi, militant C.F.T.C., et j’ai roulé deux fois à terre, ne comprenant rien à ce qui arrivait, piétiné et matraqué. Je me suis relevé devant le café Le Zanzi, qui fait le coin de la rue de Charonne et du boulevard Voltaire, et je me suis précipité à l’intérieur d’un immeuble. De la fenêtre d’un appartement où j’ai été accueilli j’ai vu les flics projeter des corps inertes et des objets divers dans l’escalier du métro, où s’agitait une masse grouillante de jambes et de bras. » 

Dans cette masse humaine, qui obstruait la bouche du métro, il y avait M. Bouret, le responsable C.F.T.C. Voici ce qu’il a vu:

« Les gens qui refluaient, voyant s’ouvrir devant eux la bouche du métro Charonne s’y étaient engouffrés avec une telle précipitation que les premiers trébuchèrent au bas des marches, écrasés aussitôt par ceux qui se pressaient derrière eux, si bien que tous tombèrent les uns sur les autres le long de l’escalier, comme un château de cartes. Les premiers se trouvaient enfouis sous quinze couches humaines. 

Le gros de la charge de police poursuivait son chemin dans le boulevard Voltaire, mais un groupe de forces de l’ordre, voyant le spectacle de la bouche de métro, entoura l’entrée et se mit alors à frapper les derniers manifestants qui, au sommet du tas, cherchaient encore à s’y infiltrer pour échapper aux coups. Les corps des gens assommés furent lancés par-dessus les rambardes, puis les agents jetèrent sur nous une table de café et trois sections de fonte arrachées aux grilles de protection des arbres. Je me trouvais coincé à mi-hauteur. A côté de moi, je vis deux femmes apparemment mortes. L’une d’elles avait la figure violette. Nous commencions à nous relever quand les policiers revinrent nous aveugler de grenades lacrymogènes. Il nous fallut refluer à l’intérieur de la bouche du métro avec les corps des blessés et des moribonds. » 

Par strangulation Le témoignage de M. André Acquier, secrétaire syndical C.F.T.C. des établissements Thomson, confirme l’impossibilité de secourir les malheureux, sous la pression maintenue au-dessus de la bouche, par le groupe de policiers:

« Matraqué à l’épaule gauche, j’avais pu atteindre, avant la chute de la foule dans l’escalier, la recette principale du métro – j’ai alors vu l’entrée obstruée par le tas humain: au niveau des dernières marches, il y avait 4 à 5 tas humains. Nous étions dix à tenter de dégager les portes, de l’intérieur de la station. Tout à coup, nous avons vu voler les morceaux de grilles d’arbres.

Les corps étaient atrocement emmêlés. Quand nous avons pu dégager le bas des marches, il y en avait cinq inertes – dont trois corps de femmes et un gars qui semblait mort. Les flics sont alors revenus nous balancer leurs grenades, et il a fallu descendre une vingtaine de corps sur le quai du métro. Cela avait duré un quart d’heure à vingt minutes. » 

Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, qu’à la Polyclinique des Bleuets, à Saint-Antoine, à l’Hôtel-Dieu, à Tenon et à Saint-Louis, où étaient encore hospitalisés, cinq jours après, 45 des 126 blessés ramassés, les médecins aient constaté des plaies crâniennes de 15 à 20 cm, des fractures de l’humérus et du fémur, des enfoncements orbitaires et thoraciques, et des décès par compression et strangulation.

Dix minutes atroces Coincé contre la grille latérale de l’entrée, M. Fernand Werthé, militant C.G.T. du bâtiment, a vu mourir une mère de trois enfants sur qui on tentait vainement de pratiquer la respiration artificielle à l’intérieur de la station où flottait du gaz lacrymogène.

« Sans pouvoir avancer ni reculer, raconte Mme Thérèse Douaire, qui se trouvait également prise au piège du métro, j’ai vu des policiers choisir des victimes en tournant autour des balustrades. J’ai même vu l’un d’entre eux casser sa longue matraque sur la tête d’une femme, puis enfoncer le bout taillé en biseau dans le crâne d’un homme et s’y attarder, le malheureux ne pouvant ni se déplacer, ni se protéger. 

Quatre fois, ils ont lancé en travers des morceaux de grille d’arbre, là où il y avait le plus de monde entassé. Je tenais dans ma main un visage méconnaissable de femme. Cela a duré dix minutes. Vingt minutes de plus, nous y passions tous. »

« Comme l’un des flics semblait taper assez mollement d’une seule main, un autre, qui portait des moustaches à la Brassens et un casque trop grand, est venu l’encourager en criant: « allez-y les gars, tapez du! « , précise M. Claude Lerouxel, ébéniste de 18 ans, hospitalisé à Saint-Antoine.

M. H. Martel a également vu des policiers s’acharner sur des gisants:

« J’avais l’impression d’être enfermé dans un charnier vivant. Des pieds, des mains vous poussaient, vous enfonçaient. Et toujours de plus en plus, le poids des corps s’accentuait. Il y en avait bien trois mètres de hauteur. Je croyais me retrouver dans ce wagon qui nous conduisait à Buchenwald. J’évitais de crier pour faire l’économie de mon souffle. Je pouvais voir de lourdes grilles apparaître sur la rambarde et basculer sur nous. Une pièce de fonte atterrit sur le visage de l’homme dont le corps couvrait le mien. Sa tête est retombée. J’ai entendu « han!  » et du sang coula sur moi. Un couple près de moi, les yeux révulsés, semblait anéanti. Au départ des policiers, j’ai pu me redresser. Un ami m’a entraîné dans un immeuble. Par la fenêtre, nous les avons vus revenir au métro, lancer des grenades lacrymogènes. Avec les policiers en tenue, des civils donnaient des ordres et des coups de sifflet. » 

Compagnies de district Voilà. Qui a donné ces ordres, quels étaient les exécutants? La formation qui, pendant 10 à 15 minutes, s’est livrée au massacre du métro Charonne comprenait une trentaine d’hommes. Le détachement policier engagé au carrefour Voltaire-Charonne n’appartenait ni aux C.R.S. – reconnaissables à leurs leggins et à leurs casques de tankistes, et dont deux compagnies sont restées, ce soir-là en réserve – ni aux pelotons de gendarmerie mobile, implantés ailleurs; mais aux compagnies de district, issues des compagnies d’intervention créées en 1953 par le préfet Baylot.

 

Ces compagnies assurent les services extérieurs et toutes les réserves, sans être affectées à un secteur déterminé, ce qui leur garantit une sorte d’anonymat. En période calme, elles peuvent être réinjectées comme force d’appoint pour la voie publique dans les arrondissements.

En cas de manifestations, elles interviennent en priorité en un point quelconque du district, et le « bidule » (manche de pioche de 1 m 20) est devenu, depuis M. Baylot, leur outil ordinaire de travail.

Le département de la Seine est divisé en six districts de police qui relèvent directement de l’autorité de six contrôleurs généraux. ll y a deux compagnies par district. Une compagnie représente l’effectif de quatre cars T 15 et de deux cars-radio. Elle comprend en principe quatre sections de 18 gardiens, 6 brigadiers et 1 officier de paix chacune, groupées deux par deux par demi-compagnie sous le commandement d’un officier de paix principal.

Elle est commandée par un commandant et mise à la disposition du commissaire de voie publique qui en demande l’intervention. La constitution des compagnies varie selon qu’elles sont en formation de marche, en formation statique, ou en formation de soutien, en fonction du caractère du service demandé.

Pour une manifestation comme celle du 8 février, elles opéraient en trois sections « triangulaires« .

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Le recrutement de ces formations spéciales fait qu’elles sont composées de 80 % de jeunes, dont la plupart ont maintenant fait leur service en Algérie. A l’issue d’un stage de 5 à 6 mois à l’Ecole de Police de Beaujon, les recrues de la Préfecture trouvent toujours des services vacants dans les districts que les gardiens qui ont 8 à 10 ans d’administration désertent volontiers pour être affectés dans les services d’arrondissement.

Le comportement des compagnies de district dépend du climat psychologique et politique créé par l’encadrement, soit en permanence à l’état latent, soit à l’occasion d’une action dans laquelle elles sont engagées.

Le quartier Charonne relevant du 3° district (qui couvre les 11°, 19° et 20° arrondissements, ainsi que les communes de Pantin, Noisy-le-Sec et Les Lilas), ce sont les deux compagnies cantonnées au poste de police de la Porte de la Villette qui ont dû être engagées dans ce secteur. Le secteur opérationnel Nation-Léon-Blum se trouvait placé sous les ordres du contrôleur général M. Gaveau, et le service d’ordre, commandé par le commandant Defrance, sous ceux du commissaire principal Dauvergne.

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La formation qui a pris part au massacre du métro Charonne correspondait à l’effectif d’une demi-compagnie ou d’une section en formation de marche. Le magistrat instructeur n’aura aucune difficulté à identifier celui ou ceux des 6 officiers de paix et des deux officiers de paix principaux de la compagnie engagée, qui ont interprété – comme un appel au meurtre – la consigne transmise par le « patron« :

« Maintenant vous pouvez y aller, il ne reste plus que les cocos et le P.S.U. » 

Nous connaissons le nom d’un des principaux exécutants du massacre. C’est le même qui, le 17 octobre 1961, a tué de ses mains un Algérien dans un commissariat de Paris. Il milite au sein de l’ancien syndicat du commissaire Dides. Puisqu’une enquête est ouverte, nous en attendons les résultats avec confiance. Le nom que les enquêteurs de L’Express ont réussi à apprendre en moins d’une semaine, nul doute que les enquêteurs officiels le sachent déjà – sinon nous le tenons à leur disposition.

La parole est maintenant à la justice. Frapper impitoyablement les assassins du métro Charonne est le seul moyen d’assainir le corps des policiers qui est républicain dans son immense majorité, le seul moyen aussi d’éviter le retour de semblables horreurs.

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Les victimes des violences policières du 8 février 1962 au métro Charonne :
Jean-Pierre BERNARD, 30 ans, dessinateur aux PTT;
Fanny DEWERPE, 30 ANS, sténodactylographe;
Daniel FERY, 15 ans, employé de presse;
Anne GODEAU, 24 ans, agent d’exploitation aux PTT;
Edouard LEMARCHAND, 40 ans, employé de presse;
Suzanne MARTORELL, 40 ans, employé de presse;
Hippolyte PINA, 58 ans, militant du PCF et de l’Union Syndicale du Bâtiment de Seine et Oise CGT;
Maurice POCHARD;
Raymond WINTENGS, 44 ans, imprimeur typographe.

 

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 http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/08/commemoration-a-paris-du-massacre-d-etat-du-8-fevrier-1962_1640273_3224.html

 

INTOX: NON les étrangers qui arrivent en France n’ont pas une retraite plus importante que les Français | LCLFN

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C’est vieux, ça se recycle très bien et encore plus avec l’arrivée des réfugiés, ces fameux «réfugiés économiques» comme dit Marine le Pen, ces

« vilains assistés qui viennent voler le pain des français et leurs prestations sociales« 

Ici cela vient d’une association:

Sauvegarde Retraites, association Loi 1901 indépendante de toute formation politique, syndicale ou professionnelle, rassemble plus de 97 000 personnes qui veulent obtenir un système de retraite plus efficace, plus juste et plus responsable.

L’association se refuse statutairement de recevoir des subventions.
Elle ne vit que des dons de ses membres donateurs.

AGIRC

Hoax diffusé par l’association « Sauvegarde Retraites »

Sauvegarde Retraites est une association pour la retraite par capitalisation spécialiste de la circulation par Internet de textes sans nuances, lesquels sont déformés au point que la faible part de vérité initiale est complètement noyée dans les masses de mensonges.

D’ailleurs sa source serait l’AGIRC-ARRCO et, en l’état, le texte qui prétendrait que les étrangers touchent plus que les Français n’existe évidemment pas.

Agirc-Arrco

Pour une fois, Sauvegarde Retraites ne faisait que reprendre une intox de Marine Le Pen.

  • 2011, Marine le Pen:

«Un étranger qui arrive dans notre pays légalement et qui a plus de 65 ans, s’il a gagné en dessous d’un certain montant, a le droit d’obtenir 750 euros par mois, alors qu’il y a des millions de retraités qui vivent avec 200, 300, 500 euros par mois.»

Le leader frontiste affirme avoir découvert, "bouleversée", que les étrangers ont le droit au minimum vieillesse... qu'elle connaît visiblement fort mal.

Le leader frontiste affirme avoir découvert, « bouleversée », que les étrangers ont le droit au minimum vieillesse… qu’elle connaît visiblement fort mal.

Or l’ASPA est un complément et pas un chiffre tout rond de 750 euros, à l’époque, comme le suggère Mme le Pen, complément auquel ont droit TOUS les retraités français à partir de 65 ans et pas 60, sauf pour les handicapés!) qui répondent aux critères.

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De plus, L’Aspa peut certes être versée aux étrangers en situation régulière – à condition qu’ils remplissent des conditions de résidence stable en France – mais évidemment, aussi, aux Français.

En somme, l’ASPA n’a rien à voir avec le fait d’avoir travaillé ou pas, pour les français comme pour les autres, c’est ce qu’on appelait avant le « minimum vieillesse« .

Quelqu’un qui n’a jamais travaillé touchera une compensation, tout comme quelqu’un qui n’aurait pas cotisé assez, la somme diverge pour arriver à la somme plafond de 800 euros pour une personne seule et de 1242 euros pour un couple.

C’est une prestation COMPENSATOIRE.

« Je n’accepte pas que l’épouse d’un agriculteur qui a travaillé toute sa vie ait une retraite moins élevée qu’une personne qui viendrait à 60 ans en France pour profiter, sans jamais y avoir travaillé, du minimum vieillesse. Celui qui a travaillé ne peut pas avoir moins que celui qui n’a jamais travaillé. »

Une copie des propos de Marine le Pen en somme et tout aussi faux:

Le dispositif consiste à compléter les revenus existant pour les faire arriver à ce montant qui correspond à ce minimum vieillesse – ASPA aujourd’hui.

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Une personne résidant en France, ayant cotisé ou pas, âgée de plus de 65 ans, peut percevoir ce complément de revenus, si ces ressources mensuelles sont inférieures à 800 euros.
Pour les étrangers, les conditions sont bien plus restrictives, ce qui fait que contrairement à ce qui se dit parfois, les étrangers ne trouvent pas en la France la possibilité d’avoir une retraite « dorée » dès 65 ans et ils ne gagnent pas plus à la retraite que les Français.

Conclusion:
Dans ce panneau, non seulement les chiffres sont faux mais en plus les agriculteurs Français sont logés à la même enseigne pour ce qui est de cette prestation compensatoire. Les étrangers ne touchent pas plus qu’eux arrivés à 65 ans.

retraites

Vous pouvez bénéficier de l’ASPA (anciennement minimum vieillesse) selon certaines conditions :

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F16871.xhtml,

Auprès de la CAF vous pourriez bénéficier de l’APL :

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F12006.xhtml.

N’hésitez pas à vous rapprocher du service social de votre mairie pour plus d’informations.

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Sources:

http://www.liberation.fr/france/2011/02/21/marine-le-pen-idealise-la-retraite-des-etrangers_716285

http://www.liberation.fr/france/2012/03/16/les-erreurs-calculees-de-sarkozy-sur-le-minimum-vieillesse-des-etrangers_803386

Massacres du 17 Octobre 1961, un crime d’Etat en France | LCLFN

Le 17 Octobre 1961, alors que la Guerre d’Algérie touche à sa fin, la police française a réprimé dans le sang une manifestation d’Algériens à Paris répondant à l’appel du Front de Libération National (FLN).

Ils manifestent pacifiquement en banlieue et dans la capitale pour protester contre le couvre-feu raciste imposé par Maurice Papon.

Certains furent jetés dans la Seine, d’autres arrêtés et torturés, menant à un bilan (non officiel) de plusieurs centaines de morts.

Un massacre organisé en pleine rue de la capitale a été perpétré, piloté par le ministre de l’Intérieur Roger Frey, le Préfet de police, Maurice Papon, et couvert par Michel Debré, Premier ministre, et le président de la République, Charles de Gaulle.

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Ce massacre sera occulté très longtemps.

Un couvre-feu imposé en France exclusivement aux Français musulmans a été décrété le 5 octobre. Il l’a été au moment même où les négociations entre la France et le GPRA – le gouvernement provisoire algérien – reprenaient après avoir été interrompues suite à la demande de la France, refusée par le FLN, d’amputer l’Algérie indépendante du Sahara et de ses richesses pétrolières.

Par conséquent, Le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris.

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Pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins (obligation d’être sans cesse isolé, et interdiction aux travailleurs algériens de sortir de 20h30 à 5h30, les cafés tenus par des musulmans doivent fermer à 19h…). Cette manifestation rassemble environ 30.000 personnes.

La manifestation contre le couvre-feu compte environ 30 000 personnes

Le préfet de police de Paris, Maurice Papon, qui a reçu carte blanche des plus hautes autorités, dont de Gaulle, lance, avec 7.000 policiers, une répression sanglante.

Il y aura 11.730 arrestations, et peut-être beaucoup plus de 200 morts, noyés ou exécutés, parmi les Algériens

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La lumière sur l’ampleur du massacre s’est finalement faite à travers des publications, notamment. Le roman policier de Didier Daeninckx [Meurtres pour mémoire, Gallimard, 1984], qui associe la recherche sur le passé de Maurice Papon sous l’Occupation à son rôle en 1961, ou des travaux d’historiens comme La Bataille de Paris, de Jean-luc Einaudi [1990, Seuil], ont joué un rôle.

http://archives.mrap.fr/images/6/6b/TC_oct94.pdf

Et puis avec la constitution d’une association, Au nom de la mémoire, par des enfants issus de l’immigration algérienne, la mémoire a commencé à émerger.

Cliquez sur la galerie :

Le procès de Maurice Papon pour complicité de crimes contre l’humanité en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde pendant l’Occupation a certainement contribué à ouvrir le dossier du 17 octobre 1961 et à le faire surgir dans l’espace médiatique.

Lors du procès Papon en 1997-1998, des témoins ont parlé de sa personnalité, de son rôle en Algérie et à la préfecture de police de Paris. Parmi eux, Jean-Luc Einaudi, qui a publié une tribune dans Le Monde du 20 mai 1998, où il employait le terme de « massacre » à propos du 17 octobre.

Papon a trouvé bon de poursuivre Einaudi pour diffamation. Il a été débouté de sa plainte. Le terme de « massacre » a été considéré comme légitime par le tribunal.

C’est un véritable tournant.

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54 ans après la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la Guerre d’Algérie – ni dans les drames et les horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961.

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SOURCE :

http://rebellyon.info/Le-massacre-du-17-octobre-1961-a-Paris

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/17-octobre-1961-ce-massacre-a-ete-occulte-de-la-memoire-collective_1586418_3224.html

http://www.humanite.fr/commemoration-des-massacres-du-17-octobre-1961-samedi-17-octobre-lyon-587087

http://www.lepoint.fr/societe/17-octobre-1961-francais-vous-souvenez-vous-19-10-2014-1873810_23.php